MAURITANIE



LES PISTES PRESQUE OUBLIÉES

Un the au vrai Sahara


Été 2026,

Après une si longue absence imposée par les circonstances, le retour en Mauritanie a le goût des émotions profondes. Il y a la joie de retrouver le désert, bien sûr. Les grands massifs de dunes qui se dressent comme des vagues immobiles, les plateaux minéraux où le regard embrasse l'horizon à trois cent soixante degrés, les lumières que nul autre paysage ne sait offrir. Mais, plus encore, il y a la joie des retrouvailles. Retrouver des amis que le temps n'a pas effacés. Retrouver les familles avec lesquelles une partie de ma vie s'est écrite. Revoir ces enfants rencontrés il y a tant d'années, devenus aujourd'hui des hommes et des femmes. Retrouver les chameliers, compagnons de tant de pistes parcourues ensemble, de milliers de kilomètres de marche au rythme des dromadaires, à travers les ergs, les regs et les immensités de pierre.

 

Vingt-trois hivers passés au Sahara ne s'oublient pas. Ils tissent des liens qui résistent aux années, aux distances et aux silences. Les souvenirs reviennent avec une étonnante précision. Les départs avant l'aube, lorsque le froid saisit encore le campement. Les longues journées de marche où chacun avance en silence, porté par le pas tranquille des chameaux. Les puits enfin atteints, toujours accueillis comme une délivrance. Les tempêtes de sable qui obligent à s'arrêter, à attendre ensemble que le désert retrouve son calme. Je me souviens aussi des moments plus difficiles. La fatigue. Les maladies parfois, affrontées avec les moyens du désert, dans une solidarité qui ne se discute jamais. Ici, personne ne reste seul face à l'épreuve. La fraternité n'est pas un mot : elle est une manière de vivre.

Et puis il y avait les soirées. Le cercle autour du feu. Nos rires complices, nos éclats de rire qui parfois pouvaient durer toute une nuit, pour le plus grand bonheur de celles et ceux dont le sac de couchage était posés pas loin de nos braises et théières. Les histoires racontées dans la lumière des étoiles. Les silences aussi, jamais pesants, parce qu'ils disent autant que les paroles et parfois bien plus, ces silences qui mettaient l'étranger de passage si mal à l aise. 

Ce Sahara qui à bercé toute ma vie de jeune adulte, de Tamanrasset à Djanet, de Regagne à Gao, de Tin-Zaouten à In Salah, des cathédrales de grès des Tassili n'Ajjer ou Hoggar, aux falaises de l'Akakous libyen, des immensités du Tanezrouft algérien aux pistes de Tin Zaouatine, aux confins de l'Algérie et du Mali, de Tindouf aux horizons sans fin de l erg Chech qui plonge de l'Algérie aux citées perdues de Mauritanie ou du Mali, des montagnes de l'Adrar des Ifoghas autour de Kidal et de Tessalit, Aguelhok, Ménaka, des rives du fleuve à Gao jusqu'à la lumière intemporelle de Tombouctou, des montagnes de l'Aïr autour d'Agadez aux étendues infinies des sables du Ténéré, des hauts plateaux du Tibesti aux grands espaces de Mauritanie, l'Adrar, le Tagant, la Majâbat al-Koubrâ et le Guelb er Richât, tous deux aux confins de la Mauritanie, ou à l'extrême sud de l'Algérie à Bordj-Badji-Mokhtar, In Guezzam... … autant de noms qui, pour moi, ne sont pas des destinations, mais se sont des fragments de vie.

Il est des retours qui dépassent le simple voyage. Ils ressemblent à des retrouvailles avec une part de soi-même. Revenir aujourd'hui en Mauritanie, est une émotion profonde. Difficile à décrire avec des mots.

Bien avant de faire de cet amour de jeunesse exclusif et de cette passion, un métier, il y eut une histoire longue et passionnelle avec le Sahara. Une histoire commencée dans une solitude choisie, celle des grands espaces.

Pendant plus de vingt années, j’ai eu l immense bonheur de parcourir ces pistes du désert, sans GPS, sans carte, sans téléphone - car ces témoins cathédrales minuscules et absurdes d une époque qui n'aime que sa propre image, et qui érige la vacuité et le néant absolus en valeurs premières - n existaient pas. Seulement guidé par l'expérience, par les reliefs, la mémoire de mes anciens passages, la course du soleil, les étoiles et cette intuition que seul le temps passé dans le désert peut offrir et qui ne s'apprend évidemment pas dans les livres.

Le plus souvent seul lors de ces longues traversées du Sahara, c est à pied, à dos de chameau, à moto, en 4x4, mais plus souvent au volant de vieilles Peugeot antiques, que j’ai deviné les traces effacées par les vents, traversé des horizons que peu d’hommes ont foulés, parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres à travers ce monde minéral où chaque pierre, chaque dune, chaque silence semble raconter une histoire ancienne.

Marqueur primordial de la Mauritanie, le dromadaire. Il est bien plus qu'un simple animal : il est l'un des symboles les plus forts de l'identité nationale. Depuis des siècles, il accompagne les populations nomades dans leurs déplacements à travers le Sahara, transporte les voyageurs et les marchandises et permet de vivre dans un environnement où les ressources sont rares. Aujourd'hui encore, il occupe une place essentielle dans la vie économique et culturelle du pays. Pour le voyageur, il est le compagnon incontournable d'une immersion dans les paysages et la culture du désert.

Celui qui voyage en Mauritanie, est souvent surpris par la place visible qu'occupent les femmes dans la société mauritanienne. Dans les villes comme dans les oasis, elles sont présentes sur les marchés, dirigent des commerces, travaillent dans les écoles, les administrations ou les établissements de santé et participent activement à la vie sociale. Au fil des rencontres, on découvre des femmes qui s'expriment avec assurance, gèrent les affaires familiales et jouent un rôle essentiel dans la transmission des traditions et de l'éducation. Cette présence contraste avec l'image parfois uniforme que l'on se fait des sociétés musulmanes. Sans ignorer les défis qui subsistent en matière d'égalité, le visiteur perçoit une société où les femmes occupent une place reconnue et contribuent pleinement au dynamisme économique, culturel et social du pays. Cette réalité, souvent méconnue, constitue l'une des découvertes les plus marquantes d'un séjour en Mauritanie. 

C'est cette Mauritanie confidentielle que je souhaite faire découvrir. Une Mauritanie loin des itinéraires convenus, et où chaque voyage est pensé comme une expérience rare, intime et profondément humaine. Un voyage où le confort se conjugue avec l'authenticité, où le privilège réside dans l'accès à des lieux préservés, dans le partage avec les nomades et dans la contemplation d'un désert parmi les plus fascinants de la planète. Car le véritable luxe n'est pas dans le superflu.

Apres une arrivée sur Nouakchott ou Atar, notre voyage commence depuis les pierres anciennes d’Ouadane, puis nous partirons sur les traces des grandes caravanes d’autrefois, vers le cœur secret de l’Adrar.

Pendant dix jours, le désert deviendra notre horizon et la marche notre langage. Au rythme paisible des dromadaires, nous avancerons entre les dunes mouvantes, les plateaux silencieux et les oasis cachées, là où le vent écrit chaque jour une nouvelle histoire sur le sable. Nos bivouacs sous une voûte d’étoiles si vaste qu’elle semblera ouvrir une porte vers l’infini. La caravane nous conduira jusqu’à Chinguetti, cité de sable et de mémoire, posée comme un songe au bord du désert. Ses ruelles ensablées, ses anciennes bibliothèques et ses manuscrits préservés racontent encore le temps où les caravanes traversaient les immensités sahariennes, portant avec elles des trésors de savoir, de poésie et de récits venus d’horizons lointains.

Puis de l'Adrar, nous rejoindrons la cote en 4x4 que je conduirai, et le désert rencontrera l’océan. Au Banc d’Arguin, les dunes viendront mourir dans les vagues de l’Atlantique. Dans ce royaume fragile où le sable dialogue avec la mer, nous écouterons le souffle du vent sur les plages sauvages que nous partagerons avec les pêcheurs Imraguen, gardiens d’un monde unique au monde, simple et ancien.

Enfin, Nouakchott offrira le dernier tableau de ce voyage : le retour des pirogues colorées, les voix du marché aux poissons, les parfums et les gestes d’un peuple vivant au rythme de l’océan. 

À la lecture de cet hymne à la passion, de cette véritable lettre d'amour adressée à la Mauritanie et au Sahara, certains s'étonneront sans doute que mon retour dans l'Adrar n'ait pas eu lieu bien plus tôt. Ils n'auraient d'ailleurs pas tout à fait tort.

Je leur répondrai simplement que cette longue attente obéissait avant tout à une conviction profonde. Jusqu'à présent, je ne pouvais me résoudre à vous faire découvrir une Mauritanie amputée de son immensité et de son âme, réduite à quelques fragments de territoire délimités par des contraintes administratives dont les raisons appartiennent à ceux qui les édictent. Je refusais de me contenter de ces horizons étriqués. Pour moi mais aussi pour vous.

Quant à revenir en Mauritanie pour la seule beauté de la « caisse de bord », comme tant d'autres savent si bien le faire, ce n'est ni mon désir ni ma conception du voyage, ni celle de la vie, ni celle de ce que doivent être les Hommes.

La seconde raison est plus intime. Je crois que l'on ne retourne jamais impunément vers ses premiers amours. Pareil retour exige du temps, de la patience et une mûre réflexion. Car les souvenirs ont leur propre pouvoir : ils embellissent, transforment, idéalisent parfois. Et la boîte de Pandore, une fois entrouverte, ne possède jamais de véritable serrure. Il suffit d'un souffle, d'une lumière, d'une odeur de sable portée par le vent pour qu'elle s'ouvre de nouveau et libère tout ce que l'on croyait avoir à jamais appris à apprivoiser.

 

Après une si longue absence, le voyage recommence. Car certains lieux ne sont pas seulement des terres que l’on traverse. Ils deviennent une part de nous-mêmes. 

 

À vous mes amis, frères de cœur, de Mauritanie, du Sahara et de tous les pays où le sable est mémoire. 

Sahara
Bruno - Mauritanie

➢Nos dates de départs:

• En cours de programmation 2026-2027

➢Places disponibles: 7/7.

• Tarif: à venir €

➢xxx Jours Paris-Paris

• Niveau de diffilcuté: 2

➢Transports: 4x4 et randonnée chamelière

• Hébergements: hotels - auberges - Tentes

➢Le tarif comprends:

• Le vol international Paris - Atar ou Nouackchott

• La pension complete de tous les jours du voyage sauf les repas à Atar et Nouackchot

• Tous les transferts terrestres.

• Tous les droits d'entrée dans les parcs, reserves et musées

➢Le tarif ne comprends pas:

• Les frais de visas éventuels

• Tous les repas à Atar et Nouakchott à l aller et au retour

• Vos dépenses personnelles

• Les pourboires éventuels à discrétion de chacun

• Les frais de transferts en cas de demandes spécifiques

• Les assurances (annulation, rapatriement, accidents, frais médicaux...)

• Les suppléments pour demandes de chambres et tentes individuelles.

➢ Petite bibliographie Mauritanie - Sahara:

• à venir