transsibérien - Trans Mongolie
Le Transsibérien n’est pas seulement une ligne tracée sur une carte ; c’est une longue phrase dont chaque ville est une respiration. Entre Pékin et Moscou, les haltes ne sont pas de simples points d’arrivée et de départ. Elles sont des fenêtres ouvertes sur des mondes différents, des fragments d’humanité posés le long d’une route de fer.
Pékin — La ville aux deux visages
Pékin est une ville qui semble avoir appris à vivre avec ses fantômes. Au matin, dans les vieux quartiers des hutong, les portes en bois s’ouvrent lentement, les habitants balaient le seuil de leur maison comme on remet de l’ordre dans le monde. Les vieillards jouent aux échecs chinois sous les arbres, les vendeurs ambulants installent leurs paniers fumants, et les premières odeurs de pâte cuite, de thé et d’épices montent dans l’air frais. Mais Pékin est aussi une ville qui ne cesse de se transformer. Les anciennes ruelles disparaissent parfois derrière des avenues immenses, les tours de verre reflètent un ciel où l’on distingue encore la silhouette des toits impériaux. Entre la Cité interdite et les quartiers modernes, la ville semble hésiter entre mémoire et vitesse. Sur la place Tian’anmen, l’espace devient presque abstrait par son immensité. On y marche avec le sentiment d’être minuscule face à l’histoire. Plus loin, dans les temples, le parfum de l’encens rappelle une Chine plus lente, plus intérieure, où chaque geste possède encore une profondeur ancienne.
Oulan-Bator — La ville entre ciel et steppe
Après les plaines chinoises, Oulan-Bator apparaît comme une escale étrange, une ville posée au milieu d’un immense souffle de vent. La capitale mongole n’a pas l’élégance ordonnée des grandes cités asiatiques ; elle porte les marques d’un pays partagé entre traditions nomades et modernité pressée. Dans les rues, les manteaux épais racontent le climat, les visages racontent les distances. Les habitants semblent avoir gardé quelque chose de l’horizon des steppes : une façon de regarder loin, comme si le paysage continuait toujours derrière les murs. Autour de la ville, les collines nues rappellent que la Mongolie est d’abord un pays de grands espaces. Les yourtes blanches apparaissent comme des points de lumière dans l’immensité. Là, le silence n’est pas une absence : c’est une présence. Un silence rempli de chevaux, de vents anciens et de souvenirs de caravanes.
La frontière mongolo-russe — Le passage
La frontière est une ville sans véritable nom, un lieu suspendu entre deux mondes. Le train y reste immobile pendant les contrôles, les agents montent et descendent, les papiers changent de mains. Les voyageurs observent par les fenêtres la lente mécanique administrative qui accompagne le passage d’un pays à l’autre. Ces heures d’attente ont une saveur particulière. On n’est plus tout à fait en Mongolie, pas encore complètement en Russie. C’est un entre-deux où chacun prend conscience de la distance parcourue.
Irkoutsk — La porte du Baïkal
Irkoutsk possède le charme discret des villes qui ont longtemps vécu loin des grands centres. Ses maisons de bois aux fenêtres sculptées donnent l’impression d’avoir résisté au temps avec une élégance tranquille. Les façades colorées, les rues larges et les vieux quartiers racontent une Russie provinciale, plus intime que celle des grandes capitales. La ville fut longtemps une porte vers l’Est, un lieu de commerce, d’exil et de passage. On y sent encore cette atmosphère de frontière : celle des marchands, des aventuriers, des chercheurs de fortune et des hommes envoyés vers les confins de l’empire. Puis vient le Baïkal. Le lac n’est pas seulement un paysage ; il est une sorte de continent liquide. Depuis les rives, les montagnes semblent monter directement hors de l’eau. En hiver, la glace transforme sa surface en une immense plaque bleutée parcourue de fissures profondes. En été, le lac devient une étendue infinie où le ciel semble avoir trouvé son miroir.
Oulan-Oudé — Le carrefour des mondes
Oulan-Oudé est une ville où l’Asie et la Russie se regardent encore. Les visages y changent, les influences se croisent. Les temples bouddhistes côtoient les bâtiments hérités de l’époque soviétique, les marchés proposent des objets venus de plusieurs cultures. C’est une ville de transition, comme le train lui-même. On y sent la rencontre entre le monde nomade, la tradition russe et les anciennes routes commerciales de l’Est. Novossibirsk — La grande ville de Sibérie
Après les immensités silencieuses, Novossibirsk surgit comme une affirmation humaine. C’est une ville construite sur la volonté : large, fonctionnelle, traversée par de grandes avenues. Elle semble née du besoin de conquérir cet espace immense plutôt que de simplement y vivre. La Sibérie y montre un autre visage. Elle n’est plus seulement une forêt infinie ou une terre de froid ; elle devient un territoire habité, industriel, scientifique, une région où des millions de vies se sont installées face à la rudesse du climat. Sur les quais, les voyageurs pressés croisent les habitants qui attendent leur train. Quelques minutes suffisent pour entrevoir des histoires : une femme qui rentre chez elle avec des sacs pleins de provisions, un soldat en permission, une famille venue saluer un parent. Ekaterinbourg — La ville de la frontière invisible
Ekaterinbourg se tient entre deux continents. L’Europe et l’Asie s’y rejoignent sans véritable frontière visible. Cette situation lui donne une personnalité particulière : elle regarde vers l’Ouest tout en portant encore la mémoire des grands espaces orientaux. La ville mélange les traces de l’époque impériale, l’héritage soviétique et une modernité nouvelle. Elle porte aussi les blessures de l’histoire russe, comme un lieu où les destins individuels rencontrent les grands événements.
Moscou — La ville qui rassemble
Après des milliers de kilomètres, Moscou apparaît comme une récompense et un vertige. Elle est immense, bruyante, théâtrale. Ses avenues semblent avoir été dessinées pour les foules et les cérémonies, ses bâtiments racontent la puissance et la démesure. Mais il faut quitter les grandes perspectives pour rencontrer son âme. Elle se cache dans une église silencieuse où brûle une bougie, dans un café où les gens discutent pendant des heures, dans les couloirs du métro où les stations ressemblent à des palais souterrains. Le Kremlin, la place Rouge, les coupoles colorées de Saint-Basile sont les images que le monde entier connaît. Pourtant, la vraie Moscou apparaît aussi dans les détails : une vieille dame qui nourrit les oiseaux, un musicien dans une station de métro, la vapeur d’un café dans l’air glacé du matin. Arriver à Moscou après Pékin, Oulan-Bator et le Baïkal, c’est comprendre que la distance n’est pas seulement géographique. Chaque ville traversée a déposé une couche de silence, une couleur, un visage. Le train a relié deux capitales, mais il a surtout relié des façons différentes d’habiter le monde.
Si le Transsibérien a été construit comme moyen de transport de marchandises à travers la Russie - il est devenu plus qu'une simple locomotive de transport. Au milieu des hivers rigoureux, la Sibérie est souvent associée à une incroyable beauté. Le Transsibérien offre donc aux habitants des petites villes situées le long de la voie ferrée une connexion avec le reste de la Russie, le plus grand pays du monde. C'est un symbole d'espoir et, peut-être, une identité commune. Deux autres lignes partent du Transsibérien : le Trans Mandchourie et le Trans Mongol. Nous partons pour un long et vrai voyage ou les paysages d'une variété sans fin, les atmosphères si différentes d'un jour à l'autre, ainsi que les rencontres tant à bord que sur les quais des gares, souvent d'une grande richesse humaine, laissent au voyageur le souvenir d'un voyage unique et parfois hors du temps.
Rares sont les mots qui pourraient traduire les émotions ressenties sur le quai de la gare de Moscou prêt à embarquer... jusqu'à Pékin.
➢Nos dates de départs:
• Tristement reporté
➢Places disponibles: 8/8
• Tarif: 4260 €
➢20 Jours Paris-Paris
• Niveau de diffilcuté: 2
➢Transports: Train - minibus
• Hébergements: hotels.
➢Le tarif comprends:
• Le vol international Paris-Moscou-Pekin-Paris
• La pension complete de tous les jours du voyage sauf à Moscou et à Pékin.
• Tous les transferts terrestres.
• Tous les droits d'entrée dans les parcs, reserves et musées
➢Le tarif ne comprends pas:
• Les frais de visas éventuels
• Les repas à Moscou et à Pékin
• Vos dépenses personnelles
• Les pourboires éventuels à discrétion de chacun
• Les frais de transferts en cas de demandes spécifiques
• Les assurances (annulation, rapatriement, accidents, frais médicaux...)
• Les suppléments pour demandes de chambres et tentes individuelles.
➢ Petite bibliographie Russie:
• Prose du Transsibérien. Blaise Cendrars. Scolaire 2018
• Le Transsibérien 1900 1916. Bodo Thons. Alan Sutton 2005
• Les sirènes du Transsibérien voyage à Vladivostok. Hervé Bellec. Pocket 2017
• La Mongolie, Mandchourie et Sibérie. Guides Peuples du monde 2000
• L'alcool et la nostalgie. Mathias Enard. Actes Sud 2012
• Transsibérien. Dominique Fernadez. Grasset 2012
• Compartiment n°6. Rosa Likson. Gallimard 2013
• Moscou et Saint Petersburg. Guides Peuples du Monde 1998
• Les nuits de Sibérie. Joseph Kessel. Flammarion 2013
• Michel Strogoff courrier du Tsar. Jules Verne. Le livre de poche 1974
• A marche forcée. Slamovir Rawicz. Phébus 2002
La mise à jour du site à été faite le 27 juillet 2026
